La nation québécoise

Drapeau du Québec

Nation québécoise
Réactions dans le reste du Canada

Nation selon Wikipedia ici:

Une nation prend parfois ses racines dans un sentiment d’identité historique, dans un mythe fondateur tel celui de Romulus et Remus. Mais en fait, le fondement en est articulé la plupart du temps sur des questions que l’on appelle fréquemment valeurs, ces valeurs étant parfois illustrées dans une devise nationale. Les divergences dans une nation portent alors moins sur l’essence de cette devise que sur les modalités de sa mise en œuvre (voir droite et gauche). Ces valeurs peuvent reposer sur un contrat social entre les membres de la communauté nationale.

J’imagine que l’acte symbolique de reconnaitre les québécois est intéressant….Mais je manque de quelque chose. Je voudrais être pour, on bien contre…même presque bien au contraire…..car cela me tient à cœur… mais je ne sais pas comment réagir. J’ai presque le gout de dire que c’est une perte de temps, un coup politique.

On en fait quoi de cette reconnaissance? Elle sert à quoi? Ca apaise le sentiment nationaliste de façon très crapuleuse… en répétant à sa femme qu’il l’aime plus que tout au monde, le batteur de femme s’assure qu’elle reste. J’aime pas! Si les choses ne changent pas, que le Québec n’obtient pas plus de pouvoir, tout ceci ne sert malheureusement à rien.

Voici un excellent sommaire de la Saga Constitutionnel du site de Radio-Canada; Rapatriement de la constitution, Lac Meech, La Commission Bélanger-Campeau, etc..

Catalan flag

Voici ce que la Catalogne a réussi… en restant dans l’Espagne:

Le projet d’autonomie prévoit que la prospère province pourrait dorénavant percevoir des recettes fiscales supplémentaires. Elle aurait aussi un rôle plus important dans la nomination des juges et des procureurs. Une série de compétences lui reviendrait entièrement, comme les transports ferroviaires et les permis de travail pour les immigrés.

Ce que le Globe & Mail dit sur la Catalogne:

“We are really tired of this nationalism being the only thing happening in politics here, and I think it’s time to break away and talk about real issues,” said Albert Rivera, a 27-year-old Barcelona lawyer who posted naked photographs of himself on the city walls to draw attention to his new Citizens Party, devoted to “anything but nationalism,” which is expected to win several parliamentary seats in a reflection of general disgruntlement with the endless struggle for independence.

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5 Responses to La nation québécoise

  1. Simon-Pierre says:

    Mais pourquoi bon sang est-ce si important d’avoir la reconnaissance des autres pour se considérér comme une nation!? Cela ne concerne que nous! 9 québécois sur 10 vous dirons que nous sommes une nation distincte, mais il faut ABSOLUMENT que les ontariens, les américains, les français en pense autant? Voyons donc! Dans les faits, avec les lois et les institutions en vigueur au Canada, NOUS SOMMES UNE NATION. Alors pour la reconnaissance abstraite et politique d’un premier ministre éphémère, nous passerons. Nous devrions nous foutre complètement de ce que Stephen Harper ou le Globe and Mail pense et agir comme un peuple sûr de lui. Après tout, est-ce que les Écossais se demandent si les Anglais pensent vraiment qu’ils sont une nation et qu’ils sont bien traités comme tels? Je suis certain que la réponse serait des plus pitoresque!

    S-P

  2. Alain Rivet says:

    On est justement pas une nation dans les faits au Canada car ce n’est reconnu par aucune loi; dont la loi fondamentale du pays: la constitution.

    La motion Harper est condamnée à être ephémère car conçue pour n’avoir aucune portée juridique. Tant que ça ne reste qu’une motion, fusse-t-elle adoptée à l’unanimité, c’est du flattage dans le sens du poil.

    Ce qui est vraiment intéressant, c’est la formulation. Le “dans un Canada uni”, on s’en fout un peu, ça ne veut rien dire et ça empêche rien. Insultant, sans plus.

    Le “choix” d’utiliser le mot québécois dans la version anglaise est plus surprenant. Ce sont les fédéralistes, qui ont toujours accusé les indépendantistes d’ehtnocentristes, qui jouent la carte raciale. Le Bloc aurait dû refuser d’appuyer la motion sous cette forme et aurait dû au moins, à mon avis, exiger que le terme quebecker soit utilisé en anglais.

    Un bel exemple du double discours canadien.

    En attendant, le Canada a reconnu la nation québécoise, on a fait les journaux partout dans le monde… Rien pour nuire au projet indépendantiste. Surtout que Harper a tellement répété que ça ne voulait rien dire que les québécois sont pas plus excités que ça par la chose. Je crois pas qu’on assiste à une montée en flèche du fédéralisme.

    Y’a vraiment juste l’aspect ethnique qui me dérange vraiment. J’ai peur que ce soit un appui tacite à la partition, dont Harper à toujorus été un partisan.

  3. Antoine says:

    Ah, Simon-Pierre, tes mots sont une chanson!

    Comme l’a dit un sombre poilu (dont je tairai le nom mais que je révélerai un jour si tu me poses la question), en critique à tes commentaires, la reconnaissance est nécessaire. Il n’a pas complètement tort, dans la mesure où la personnalité internationale n’intervient que si la reconnaissance suit. Or, l’histoire enseigne que la reconnaissance, justement, suit – et non précède. Et pour qu’elle suive, il faut que quelque chose la précède. Et ce quelque chose qui précède, c’est ce dont tu parles: la reconnaissance interne, la conscience que la nation existe. Nul ne doute que cette conscience existe et on est bien heureux que nos voisins concluent en ce sens.

    Cette motion ne fait en somme que reconnaître un état de fait. Cet état de fait est le suivant: les Québécois sont maîtres de leur destin international. C’est en substance ce que la Cour suprême a dit en 1998, à savoir que l’expression claire d’une volonté de réaménagement politique ne pouvait être ignorée.

    Quant à la tergiversation sur le sens des mots employés dans la motion, c’est de la pure élucubration: un Québécois réside au Québec et vice-versa, à moins d’avoir l’intention contraire ou d’avoir l’intention d’oeuvrer pour un État étranger. Pour une leçon des plus simples en la matière, allez lire le Livre X du Code civil (sur les éléments d’extranéité). Une chose est sûre, les technicalités quant à la question de savoir qui est un citoyen québécois se règlent sur une base purement civique et juridique (pour ne pas dire fiscale).

    La morale: y a pas de quoi s’exciter le poil des jambes quand quelqu’un affirme qu’une chose existe. Surtout quand la chose existe.

  4. Simon-Pierre says:

    Voilà, vous avez exprimé plus clairement et plus explicitement ce que je tonnais bien émotivement (et avec plein de fautes, shame on me). La reconnaissance légale et internationale d’une nation est secondaire à son existence intrinsèque, à sa conscience de soi. Or, le problème commence là! Je crois que les Québécois se sentent coupables ou indifférents lorsqu’il est question de leur nation. Les prémisses de la reconnaissance sont incertaines. Et voilà qui explique peut-être l’importance accordée au regard de l’autre…

    And now the question is : WWBT? (What would Bouteculet think?)

  5. Antoine says:

    BWTTWONETABAN (Bouteculet Would Think That We Ought Not Even Think About Being A Nation).

    But.

    HRTMOTNBNMSTTPOQAIANBSESI (Having Read The Motion On The Nation Bouteculet Now May Say That The People Of Quebec Are Indeed A Nation Because Someone Else Said It).

    Ce qui est un peu gland mais bon. La reconnaissance, aussi secondaire soit-elle dans les faits, est autant nécessaire que secondaire. Par contre, elle est nécessaire mais seulement après que son aspect secondaire eut été affirmé: la reconnaissance n’est pertinente que si une volonté claire de constituer un État a été signifiée. Dans le cas de la motion, c’est le contraire qui s’est produit. Si cela ne préjuge pas de la reconnaissance postérieure, cela constitue en revanche une déclaration unilatérale fort intéressante.

    Le crux de la position élémentaire (opposé à la position communautaire, en référence au fait que le terme “Québécois” désignerait des éléments et une communauté) est intenable. Aucun précédent canadien n’explique le terme “Québécois” autrement qu’en faisant référence aux Canadiens qui habitent la province de Québec.

    Les prémisses de la reconnaissance sont donc évidentes: convaincre les Québécois qu’ils devraient exercer leur souveraineté d’une certaine manière.

    Ah! le regard de l’autre est quelquefois l’expression de ce que l’on ne saurait se dire soi-même, et quelquefois l’expression de ce que l’autre ne pensait pas un jour nous dire.

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