Féminisation québécoise des termes



Superbe!

http://www.radio-canada.ca/arts-spectacles/
livres/2006/01/16/002-druon.asp

Extraits:
"Maurice Druon (ci-haut) a répondu en imitant l'accent québécois, disant que ce n'est pas au Québec qu'il ira prendre des leçons de langue française. Il a aussi fait remarquer que c'est l'Académie française et non l'Office de la langue française qui est chargé de fixer les règles à la langue."
"
Il a cédé son poste de secrétaire perpétuel à Hélène Carrère d'Encausse il y a quelques années."

Il vient de se faire des amis au Québec celui-là.

Voir mon billet du 16 nov. 2005 sur Hélène Carrère d'Encausse (ci-haut) et ses commentaires sur les africains de Paris suite aux émeutes:
"C'est clair, pourquoi : beaucoup de ces Africains, je vous le dis, sont polygames. Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants. Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues."

Maurice Druon sur la Shoah: « ils se sont laissé mener à l'abattoir comme des moutons » (ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU MONDE de 04.08.02)

 

 

Mais avec des premiers ministres comme Plusse beau pays du monde… faut pas se surprendre qu'on parle de nous comme ca. Imaginez quand ca va être Harper qui viendra comme notre ambassadeur en France… on aura droit à de belles remarques de l'intelligentsia française. Ce qui cause des sentiments d’infériorité chez nous. C’est normal quand on n’a pas de vrai représentant. Un peu comme quand de Klerk représentait l’Afrique du Sud. Certains croient qu’il faudrait qu’on soit dans la merde comme les africains lors de l’apartheid pour justifier la séparation. Je crois qu’on est à un stade qui nous pousse à avoir une certain ambition politique. Prendre un risque quand t’es pas dans la dèche, c’est pas un gros risque.

C’a y est maman! Je viens de faire mon petit rot et ma montée de lait.
::

Advertisements

8 Responses to Féminisation québécoise des termes

  1. Patrick Bouteculet says:

    Le 27 mai 2006

    Bonjour,

    Je suis traducteur et on me pose souvent la question de la différence entre le “Parisian French” et le “Canadian French”. Ma réponse est toujours la même : le français parisien n’existe pas, c’est une invention des Québécois qui ont sur les épaules un problème politique. À savoir qu’ayant une culture typiquement nord-américaine, ils utilisent la langue française pour tenter de se distinguer des provinces anglophones. D’autre part, cela leur permet d’exercer une discrimination subtile vis-à-vis des francophones nés à l’extérieur du Canada qui « n’ont pas d’expérience ou de diplômes canadiens ».

    Il n’y a, à mon avis, qu’une langue française « standard » utilisée par la très grande majorité des francophones. Le Québécois est un dialecte qui contient du français, mais qui ne peut prétendre avoir des racines purement françaises. On aura en effet beaucoup de mal à me faire croire que « compétitionner », « canceller », « char », « j’ai une grenouille dans la gorge » et autres « pinotes » nous arrivent des marais poitevins.

    Dieu soit loué, nous avons toujours l’Académie française et les protecteurs de notre langue, dont Koffi Annan, Boutros Boutros-Ghali et Abou Diouf (à qui le Canada a su offrir un accueil particulier, mais bien canadien, récemment à Toronto). Faut-il rappeler que l’Académie accueille depuis toujours des francophones de haut niveau et que la nationalité n’est pas un critère d’admission (4 immortels actuels sont nés à l’étranger). Certains « étrangers » ont beaucoup apporté à notre langue et il serait souhaitable que les Québécois apportent leur pierre à l’édifice plutôt que de nous mêler à un combat politique qui ne nous regarde pas.

    Cordialement.

    Patrick Bouteculet (un maudit Frinssais …fier de l’être)
    Toronto, Ontario

  2. Simon-Pierre says:

    Bon bon bon, je monte aux barricades…

    M. Bouteculet (C’est fou ce que j’aime votre nom)

    Tout d’abord, nous n’utilisons pas la langue française pour nous distinguer des provinces anglophones. La langue française est un des traits qui nous distingue tout bonnement des provinces anglophones. Notre culture typiquement franco-américaine est unique. J’espère que cette erreur n’est pas pour vous la source de problèmes d’adaptation qui vous feraient croire que vous êtes victime de discrimination subtile.

    En ce qui concerne la langue, vous faites également erreur en croyant qu’il n’y a qu’une seule langue française et qu’il est possible ou nécessaire de l’enchâsser dans un code hermétique.

    Tout comme l’anglais et le chinois, la langue française est bien vivante. Bien plus que ce que l’on s’imagine à Paris dans certains milieux. J’ai entendu plusieurs dialectes en France même (dont celui de Paris) et il faut bien admettre que l’on fait de l’« auto-stop », du « shopping », du «zapping » ou du « cyclo-cross » dans le Poitou. Le français que je parle avec mes amis Camerounais a des accents bien différents de celui qui se parle à Marseille ou à Petit-Goâve, ainsi qu’un vocabulaire bien propre. La langue française adopte de nombreuses couleurs locales qui enrichissent le message en illustrant les particularités culturelles. Par exemple, la place qu’occupent les femmes dans la société québécoise est bien plus avantageuse que celle des françaises en France ou des Camerounaises au Cameroun, et la féminisation des titres au Québec en est l’illustration. Particulièrement dans ce cas-ci, au lieu de critiquer, on devrait s’inspirer du modèle québécois !

    C’est le peuple qui dicte l’évolution de la langue, et non les érudits ou les traducteurs qui, de par leurs obligations culturelles ou professionnelles, ne peuvent qu’être à la remorque et encarcanner dans les dictionnaires ce qui éclosait dans les ruelles il y a cent ans. Je crois donc que l’Académie française, et vous même, contribuez au déclin de la langue française que l’on observe sur la planète en l’éloignant de la rue pour en faire la chasse gardée d’une certaine élite. Car en toute honnêteté, il est difficile de distinguer une « contribution à la langue », pour reprendre vos termes, d’une particularité régionale ou culturelles, sinon l’humeur des « Immortels » de l’« Académie ».

    je crois que vous oubliez que la forme est secondaire au propos. En tant que traducteur, vous devriez servir le message, et non son véhicule, et rendre le sens au lieu de vous offusquer devant les mots choisis par l’auteur. Même si cela gêne votre production de langagier… laissez les Québécois voter pour leurs « mairesses ». Le Québec n’en est que plus beau, et le monde aussi !

    Tout aussi cordialement

    Simon-Pierre Harvey
    Traducteur
    Ottawa

    P.S. Je reste toujours étonné de voir à quel point les Français ont oublié les valeurs républicaines, surtout en ce qui concerne la langue. Des propos comme ceux de M. Bouteculet, dignes d’un aristocrate insécure, me font de plus en plus croire que seule la tête royale fut coupée en 1793… le reste est demeuré intacte.

    Vive l’Amérique !

  3. Etienne says:

    Allez boom, dans la foulé de SPH:

    Je suis vraiment étonné de lire les propos de Monsieur Bouteculet qui semble se positionner chez les intellectuels car sont les mêmes qui m’ont été tenu dans une soirée par un individu à l’autre bout du spectre intellectuel (e.g. qui lit l’Equipe, écoute Cauet et trouve ça drole, etc.).

    L’individu, entre autre, prétendait ne pas avoir d’accent comme tous les parisiens d’ailleurs. J’ai pas de définition officielle sur ce qu’est un accent mais par défault, il est raisonable d’admettre que tous le monde en a un. Dans une même ville, dans une même région ou dans un même pays il y a des accents différents.

    Je dois préciser que je travaille dans le 93 (les cités, les voitures qui brulent ça vous dit un truc? ou on entend des choses comme: “C’mment tu’m’parle!?!? Nique ta reume”) à Paris, vit dans le 10e et sort dans le 2e, 3e, 7e, 8e, 11e ou 16e. Mes amis Algériens me parlent des “beurettes” (jeunes femmes d’origine nord africaine), d’autres me proposent d’aller faire la “teuf” à une soirée trop “chanmé”. Je pourrais continuer avec des expressions différentes presque d’un arrondissement à l’autre.

    Un classique qui me fait sursauter à chaque fois, quand je demande pour un stationnement personne ne comprend… Je me fout de savoir si Parking est francisé car il y avait déjà un très beau mot en français. On a peut-être des chars mais nous au moins, on les park dans le stationnement.

    Cette grande Académie Francaise salvatrice de la langue de Molière… Heureusement que les cousins étaient la pour proposer “courriel” pour le francais d’email car ça pataugeait dur dans le 5e (lieux de l’Académie). Bon du côté technologie, j’admet qu’on en fait parfois un peu trop quand même, les fureteurs, mur de feux et cie rendent certains document pénible à la lecture mais d’un point de vue vivacité d’une langue, ça apporte quand même plus (la je me lache) “qu’une gang de zoufs qui se pogne le cul à se demander, quand ils ne dorment pas, comment ils pourraient péter plus haut que leur voisin pour faire sa marque dans l’histoire”. Une langue meurt quand les institutions se l’approprient, une langue vivante appartient au peuple.

    Autres expressions sympathiques “Se prendre un rateau”, “Se faire mettre une prune”, “se faire casser” ou autre qui seraient peut-etre trop vulgaire pour ce blog. On les laisse tranquille avec leurs expressions à 2 balles faudrait donc voir à pas faire chier avec nos “fou comme un balais”, “virer une brosse”, d’essayer de s’ouvrir un peu l’esprit et faire un effort de compréhension comme toutes les autres nationalités francophones le faisons pour vous comprendre.

    Cdlt.,
    Etienne
    Paris

  4. Vincent says:

    Le québécois est-il un dialecte? Une langue à part?
    MWebster’s definition:
    Function: noun
    Usage: often attributive
    Etymology: Middle French dialecte, from Latin dialectus, from Greek dialektos conversation, dialect, from dialegesthai to converse — more at DIALOGUE
    1 a : a regional variety of language distinguished by features of vocabulary, grammar, and pronunciation from other regional varieties and constituting together with them a single language b : one of two or more cognate languages c : a variety of a language used by the members of a group d : a variety of language whose identity is fixed by a factor other than geography (as social class) e : REGISTER 4c f : a version of a computer programming language
    2 : manner or means of expressing oneself : PHRASEOLOGY

  5. Patrick says:

    Bouteculet! NON! C’est un crime! C’est pire que Fourmentraux…

    Moi je suis d’avis que ce n’est pas son vrai nom. Il a surement choisi ce nom pour se distinguer des autres personnes dans les provinces anglophones.

  6. Antoine says:

    Allez hop, je me joins à la bagarre générale.

    Sur la féminisation des termes: Tout a commencé lorsque les femmes ont voulu ne plus se faire appeler par le nom de leur mari. Une identité propre? Non mais, pourquoi pas le droit de vote tant qu’à y être? Bon, j’ironise un peu, surtout quand on connaît l’histoire de cette juge féministe qui voulait se faire appeler “Madame le juge”. Le seul bon argument pour ne pas féminiser les titres est que cela sonne mal: on dit aisément une avocate mais il est plus difficile de dire une médecine… Mais franchement, je ne vois pas la difficulté de dire “la ministre”. Et d’ailleurs, on le dit et son usage est assez répandu pour que l’Académie, dans sa grande sagesse, codifie ce bon usage. Car il s’agit bien de la mission de l’Académie (), dont il ne faut ni diminuer ni exagérer l’importance.

    Sur l’intervention de Monsieur Bouteculet: il est symptomatique que vous référiez à la différence d’accent et d’expressions entre le français d’Amérique et celui du Continent par des termes anglais. Cela dit, n’auriez-vous pas une propension à la victimisation quant à la discrimination fondée sur l’accent linguistique, pour débiter de telles sornettes (croyez-vous qu’il existe un pays au monde qui reconnaissent illico presto les diplômes étrangers)? En fait, votre commentaire illustre que vous avez de graves lacunes en matière d’histoire (les racines du français que nous parlons sont “purement françaises”, ce qui n’empêche pas que les branches du français continental n’aient pas la même forme par le fruit d’une histoire distincte) et en matière linguistique (vous ne pourriez pas comprendre un dialecte – vous comprenez le provençal? -, alors que nous parlons clairement français, bien que l’accent et les expressions se distinguent).

    Sur l’intervention de Patrick: esti que t’es cave, mais j’avoue.

  7. Patrick says:

    Criss que vous êtes fish!

    Vous voyez bien que cette histoire de “Bouteculet” est une connerie de Roberto ou d’un autre. Avez-vous perdu toute capacité de detecter l’ironie? Je veux bien croire que les français sont parfois un peu possessifs et imbéciles face à leur langue, mais ce type pousse cela au point de la caricature. Voyons! “…ils utilisent la langue française pour tenter de se distinguer des provinces anglophones …Dieu soit loué, nous avons toujours l’Académie…” Vous voyez bien que c’est trop épais pour être vrai.

    Bravo Bob, tu as gagné… tu as joue sur une susceptibilité québécoise et ils ont tous mordu le hameçon.

  8. Vincent says:

    Pat,
    Voyons !
    London Bob a bien mieux à faire que de perdre son temps sur mon blog…

    MAIS, J’ai quand même fait une recherche en ligne avec « Patrick Bouteculet » et bingo :
    http://patrick-bouteculet.tripod.com
    C’est effectivement lui qui a fait le commentaire. C’est le même email.
    Vous pouvez même voir une photo et le CV du type ici :
    http://www.proz.com/pro/51040

    Alors, c’est vrai ET épais.

    SUPERBE!

  9. KKK says:

    Vous faites chier à toujours tout vouloir mettre en boîte! La langue française est ce qu’elle est grâce à ses gardiens et au peuple. A chacun sa spécificité (Français et francophones)! Vive la tolérance zéro… à la connerie humaine! Tiens con c’est un mot bien populaire mais je l’avoue ne date pas d’hier. C’est bien la preuve que ses “gardiens” savent faire les bons choix…

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: