Le Monde: “Rien ne sépare les enfants d’immigrés du reste de la société”



http://www.lemonde.fr/
web/article/0,1-0@2-
3226,36-709613@51-
704172,0.html

Pas mal cet article. Vraiment intéressant. Est-ce que les manifs et soulèvement derniers à Paris, seraient du à une caractéristique typique de la république française ?

Extrait :
« … Je suis convaincu au contraire que le phénomène est typique de la société française. Les jeunes ethniquement mélangés de Seine-Saint-Denis s'inscrivent dans une tradition de soulèvement social qui jalonne l'histoire de France. Leur violence traduit aussi la désintégration de la famille maghrébine et africaine au contact des valeurs d'égalité françaises. Notamment l'égalité des femmes. Pourtant, malgré les soubresauts inévitables, la deuxième et la troisième génération de fils d'immigrés s'intègrent relativement bien au sein des milieux populaires français, et certains rejoignent les classes moyennes ou supérieures. »

Donc, on verrait ici une réaction à la mondialisation? Aux inégalités flagrantes de notre monde capitaliste? Des revendications que les autres mal famés du monde développé n’osent pas exiger ? Il est vrai que la France a une histoire chargé de changements et de révolutions.. 1789, 1968, les multiples grèves, les plus ouvertement contre la guerre en Iraq, les fondateurs de l’UE, les premiers à refuser la constitution lors du référendum récent…. Les jeunes des banlieues françaises font-ils partie des derniers villages à résister encore et toujours à l’envahisseur ? La république française et ses valeurs de liberté, fraternité et égalité leurs donne-t-il l’instinct de demander ce que nos sociétés leur promettent?

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3 Responses to Le Monde: “Rien ne sépare les enfants d’immigrés du reste de la société”

  1. Anonymous says:

    Un article du Soleil (Québec) notait qu’une étude révèle que les enfants d’immigrés ont de meilleures conditions de vie que leurs parents mais se sentent moins bien accueillis qu’eux. La raison: contrairement à leurs parents qui ont quitté une terre souvent inhospitalière avec laquelle ils pouvaient comparer leur terre d’accueil, les enfants n’ont aucun point de comparaison et ont des attentes plus élevées que leurs parents. Résultat: ils se sentent moins bien intégrés malgré une meilleure intégration que leurs parents. Ce sentiment a de quoi laisser perplexe, mais il ne doit pas faire oublier que changer de milieu de vie n’est pas un conte de fée.

    Comment interpréter les récentes émeutes? Le cynique dira que ces gens en mal de sensation forte ont accumulé une frustration qu’ils ont exprimé maladroitement; le romantique dira au contraire que leurs conditions de vie les ont forcé à agir de la sorte. Il me semble que la vérité est à mi-chemin: que leurs conditions de vie étant en-deça de celle des autres, ils expriment leur frustration dans un scénario à sensation forte dans lequel aucun ne croit vraiment que cela servira à autre chose que de faire chier ceux qu’ils considèrent comme étant la cause de leur malheur.

    Faut-il répondre par les armes du métal précieux ou de l’amour ardent? Les deux, pour diminuer l’écart des conditions de vie et pour diminuer le sentiment d’exclusion.

    Quant à l’analogie historico-romanesque, j’opterais plutôt pour une référence à Spartacus, Spartacus en moins.

  2. roberto says:

    t’es donc ben cave de prendre au sérieux ce blogue de merde!

  3. Patrick says:

    très pertinent!

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